Cacophonie lacrymale et sentimentale.

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Les larmes de l'amitié déçue ont le goût amer et passé d'un bonbon à la fraise qu'on a retrouvé au fond de sa poche, après que son jean soit passé à la machine. Le sucre qu'on aimait remplacé par la javel qui fait pleurer.
De la tristesse sublimée, mal de l'âme mis en mots : la javel, c'est douloureux.

Dans ma tête résonne la sonnerie de ton téléphone, puis la voix de la messagerie. Je la laisse jusqu'à ce que tu aies dit ton nom, puis je raccroche. J'aimerais simplement t'entendre.

Personne ne lira cela, je m'en doute bien, et après tout, cela m'est bien égal. Je projette ma poésie douloureuse dans l'infini de la toile et du ciel, pour tout le monde et pour personne. Une fille qui pleure dans son lit n'intéresse pas grand monde. Et, je crois, lui le moins. Schade.
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# Posted on Monday, 28 September 2009 at 4:44 PM

Diamonds never die.

Diamonds never die.
Je cache la peine et la peur, les deux mauvaises s½urs, sous mon manteau, sous mon sourire. Je n'embrasse pas Baptiste en partant, parce que je sais que je vais pleurer : il est heureux, je le laisse être heureux. J'ai retenu difficilement mes larmes pendant le concert ; un seul et unique cristal de tristesse a dévalé le long de ma joue, aussitôt essuyé, arrêté dans sa course aux sanglots. Même Loïc, à côté de moi, n'a rien remarqué : je me suis retournée, j'ai souris et j'ai dit : "Elle est super la chanson !". Et c'était vrai. J'ai l'envie de pleurer constamment au bord des lèvres, comme une nausée d'argent clair. Pourquoi ? Parce que je pars, et que je n'ai pas envie de partir. Ce ne sera pas chez moi. CE NE SERA PAS CHEZ MOI. Et je pleure en écrivant cela, qui ravive toutes mes angoisses. J'ai mal au c½ur, il tape fort dans ma poitrine et dans ma tête j'ai comme un étau de tristesse qui m'empêche de dormir et d'être sereine. Aimer, ses amis, sa famille, son amant, c'est se planter une épée dans le corps, qui passe si près de c½ur que l'en retirer nous tuerait : cette épée, je l'ai ancrée profondément en moi, j'ai pris la garde à deux main et j'ai poussé de toute mes forces pour qu'elle me traverse de part en part, pour qu'elle ne ressorte jamais. Mais je pars, et elle devient lourde, si lourde, elle me souffle : "Loïc te quittera", "Baptiste partira sans te laisser de nouvelles", "Amandine n'aura plus de temps pour toi", "Ève et Joanna seront loin, vous ne vous verrez plus", "tes parents vont faire leurs plans sans toi et quand tu rentreras dans ta maison, ce que tu penses être chez toi, ta s½ur te servira la première en disant : Les invités d'abord". Sur la lame de l'épée était écrit en filigrane : Que celui qui a peur de souffrir n'éprouve pas l'amour, comme celui qui a peur de périr en mer ne prenne pas le bateau. Je ne sais même pas comment cela va se passer. Je ne sais pas, et j'ai peur ; tout est arrivé trop vite. J'ai grandis trop vite et je n'ai plus d'autre choix maintenant que de jeter mes forces dans "Demain", ce demain incertain, pour ne pas traîner le passé comme un boulet à mon pied qui rendrait les choses plus pénibles encore. J'ai acheté deux cadres photo : il y a de la place pour quatre photos dans chacun. Vous y avez déjà pris place : c'est un peu l'avatar de mon c½ur. Ne vous inquiétez pas, je pleurerais en silence dans mon lit, pas beaucoup, juste ce qu'il faut pour ne pas exploser sous la pression des larmes, juste assez pour pouvoir me reprendre et vous écrire, vous écrire souvent, pour vous rappeler que je suis là, dans un coin de votre tête, et j'espère de votre c½ur. Pardonnez-moi déjà, je vous aime trop.

Pix : Books by DelRey sur deviantart.com
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# Posted on Saturday, 22 August 2009 at 6:14 PM

Rosa, rosa, rosam, rosae, rosae, rosa.

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Rose aura 90 ans en janvier prochain.
Les enfants du voisinage ne l'appellent jamais Madame B., ni Madame tout court d'ailleurs ; ils l'appellent Madame Rose. Moi, je l'appelle simplement Mémé. Rose est mon arrière-grand-mère.

Dans les cheveux de Rose, on trouve encore, au milieu du blanc, de fins filaments noirs, témoins de sa jeunesse. Mon arrière-grand-mère n'accepte pas l'idée de vieillir : elle utilise du shampoing soin pour cheveux secs, et un après-shampoing, et du lait pour le corps. Elle veut toujours être bien habillée.
Cette femme, qui me raconte avec passion sa jeunesse, quand elle allait faire le foin et qu'elle emmenait un livre avec elle en le cachant dans ses bas pour ne pas que sa mère le voit, me fascine. Elle est énervante, parce qu'elle se plaint tout le temps, et qu'elle a des opinions très arrêtées (sur la religion surtout), mais elle est touchante : certaines personne sont faites dans leur tête pour rester jeune toute leur vie, mais quand le corps les en empêche, elles sont malheureuses. C'est le cas de Rose.

Elle dit au curé quand il vient : "Noémie est la plus gentille de mes petites-filles, elle vient souvent me voir". Et quand je pars, elle me serre dans ses bras en disant "Merci pour la visite, et pour le jeu, je suis contente que tu vienne" et puis dans un souffle "Mais l'année prochaine avec l'école, tu ne viendras plus". C'est dt d'une façon si triste, que je dis que je prendrais toujours un moment pour venir la voir, même si ce n'est qu'une heure, parce que je vais rentrer les week-end. "Mais il y a le copain" me répond-elle en souriant. Je fais un geste de la main qui chasse Loic (pour le moment) comme on chasse une mouche "Je prendrais le temps, je viendrais". "Ah ! ça j'aimerais bien !".

Quand je descends à la cave pour vider sa poubelle, je vois une brouette pleine de branches de rosier, fanées, mais dont les fleurs ont gardé cet éclat doux : alors je me dit "C'est Mémé". Je me rends compte que je l'aime, et que malgré ses nombreux défauts, elle me manquera, quand elle ne sera plus là.
Tout cela tient à une brouette pleine de roses. Il nous faut parfois du temps.
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# Posted on Wednesday, 19 August 2009 at 4:46 PM

"Curieuse façon de faire les bagages. -Oui...Curieuse ? Pourquoi curieuse ? Sinon comment ferais-tu pour tout faire rentrer dans une seule valise hein ?"

"Curieuse façon de faire les bagages.  -Oui...Curieuse ? Pourquoi curieuse ? Sinon comment ferais-tu pour tout faire rentrer dans une seule valise hein ?"
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Je ne savais pas qu'un sourcier était venu chez nous quand j'étais petite. Mon frère, bébé, n'arrivait pas à dormir : son lit était placé au-dessus d'une source. Mes parents ont déplacé le lit, et mon frère pu trouver le sommeil.
Il y a tant de choses étranges que l'on ignore.


Si l'amour n'est qu'une idéalisation de l'instinct sexuel, où résulte simplement du fait qu'on trouve en l'autre un miroir qui nous renvoie orgueilleusement une belle image de nous-mêmes, comment expliquer que l'on puisse s'annihiler complètement pour la personne que l'on aime ? La femelle animale ne se tue pas pour ses enfants, la mère humaine le peut. Je veux croire que l'homme n'est pas qu'un animal comme les autres, et que toutes ses pensées, ses idéaux, ses principes, sa morale, ne soient pas qu'un instinct primaire déguisé.
Il y a tant de choses étranges que l'on ignore.

Un feuillet jeté au vent avant d'aller me coucher.
Pix : Strange questions by *m0thyyku sur deviantart.com
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# Posted on Sunday, 16 August 2009 at 5:51 PM

*...Ecrivis-je un jour à une personne chère.

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***Je suis heureuse, tu sais ; souvent, on ne réalise pas la chance qu'on a. Et ma chance, je crois que c'est Loic. Parce que je n'aurais pas pu trouver mieux que lui. Il est toujours là, et en quelque sorte il me comprend mieux que je ne me comprends moi même. Si je devais mourir pour qu'il vive, ce serait sans hésiter. Ce soir je me suis dit que je n'avais que besoin de lui pour être pleinement heureuse, juste de sa main dans mes cheveux quand on regarde une émission débile à la télé en mangeant des pâtes. Il comble le vide que j'ai en moi, ce manque d'amour, cette peur de l'abandon. Il n'y a qu'avec lui que je n'ai pas peur du noir (car oui, parfois j'ai peur du noir). Quand je suis partie, je me suis sentie tellement vide. C'est ça le vrai amour tu crois, celui où l'on peut se dire, où l'on peut croire, croire sincèrement qu'il durera toujours ?
***Je ne sais pas pourquoi je t'écris cela, pourquoi je te raconte cela, et je ne sais pas pourquoi je pleure en écrivant ces mots, parce que je suis heureuse, et que je l'aime.
***Désolée, il fallait que je le dise à quelqu'un, et j'ai pensé, j'ai cru, que tu serais le mieux placé pour comprendre ce que je veux dire....*
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*...Ecrivis-je un jour à une personne chère.

# Posted on Tuesday, 11 August 2009 at 5:33 PM