J'étais là.
Tu étais là.
Il n'était pas là.
Elle n'était pas là.
Nous étions là.
Vous n'étiez pas là.
Ils n'étaient pas là.
Comment vais-je, comment allez-vous ?
Je ne sais pas et vous non plus.
A l'absence on trouve toujours des excuses, plus où moins valables, à l'absence on peut toujours donner son pardon, plus où moins vite et bien. L'ABSENCE. Comme ce mot résonne mal.
Un mois sans nouvelles, et des tas de bonnes raisons. Pas de crédit, puis pas d'internet de fixe. Mais moi j'aurais tout fait, absolument tout pour TE répondre, pour te dire que tout allait bien, même une minute : je t'aurais écrit un mail de chez Loic, j'aurais utiliser mon téléphone fixe en promettant à ma mère de ne pas dépasser les dix minutes de conversation, je serais aller chez Priscillia en lui demandant si je peux t'écrire de chez elle. La confiance est intransigeante, la confiance est un bourreau et un fardeau.
Ce dont j'ai le plus peur, c'est que l'on me laisse, que l'on m'abandonne. Qu'un jour vous disparaissiez, sans que je sache où comprenne pourquoi, laissant derrière vous une plaie béante dans mon coeur, vide et sanguinolente, une plaie qui aurait votre visage. Je pleure parfois le soir, parce que je me dis que vous partirez, loin et sans moi, et que vous oublierez nos souvenirs communs comme une valise perdue à l'aéroport. "Feeling so faithless, stay under the surface".
Mon coeur lâche, je m'en veux de ne pouvoir pas pardonner tout à fait : une petite épine de rose dans mon âme, il faudrait que la brume des larmes l'efface. Je veux pleurer dans vos bras, dans chacun de vos bras, une seule fois, vous dire ces mots, et après me sentir mieux, ou moins mal.
Aimez moi comme je vous aime.
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